dimanche 14 août 2016

Conseils aux jeunes qui réfléchissent à leur carrière future

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À l’instar de tout professionnel qui doit se ré-inventer régulièrement (dans une logique de formation et de remise en question tout au long de la vie), il incombe au jeune d’inventer sa carrière indépendamment du métier : qu’on soit traducteur ou avocat, mécanicien ou médecin et ainsi de suite, qu’on exerce en profession réglementée ou pas, le « nouveau maintenant » du marché de l’emploi impose à toutes et à tous de s’adapter en permanence aux (r)évolutions à l’œuvre. 

Personnellement, après plus de 30 ans d’exercice assidu de la traduction-interprétation, mon avenir professionnel aurait plutôt tendance à être derrière moi que devant. Ceci étant, je me sens porteur d’une expérience extrêmement riche qui ne demande qu’à être partagée pour en faire profiter qui voudra. 

Mais surtout qui est sur la ligne de départ. Car les décisions qu’on prend dès le début, les choix qu’on fait (ou qu’on ne fait pas…), aussi bien en termes de contenus que d’outils et de plateformes, les façons dont on se présente, vont grandement conditionner notre avenir. En positif et/ou en négatif. Et laisser des traces, persistantes, de même signe. Autant le savoir pour s’éviter des déceptions difficiles à rattraper ensuite. 

Le premier pas peut sembler couler de source : bâtir une présence Internet. Un premier pas qui marque le plus long des voyages, or un voyage ça se prépare : raisons de l’entreprendre, bagage, destination, étapes intermédiaires, etc. 

Ne surtout pas se décourager face à l’immensité de la tâche, mais plutôt faire sienne cette pensée de Louis Pasteur : « la chance sourit aux esprits préparés ». 

Préparons-nous donc. 

Une réflexion sur ce que je suis, sur ce que je fais, sur comment et pouquoi je le fais, sur ce que je veux devenir, où je veux aller, quelles sont mes attentes et mes ambitions, mes capacités, etc., afin de parvenir à m’inventer, voire me réinventer ! Le mot clé est « innovation »
Innover dans la réflexion, mais pas seulement. Car pour donner corps à cette réflexion, il faut la formaliser, en conjuguant ainsi le fond et la forme, indissociables : 

Form ist vom Inhalt der Sinn, Inhalt, das Wesen der Form… 

Citation d'Hugo von Hofmannsthal. En clair, « la forme est le sens du contenu, le contenu est l’essence de la forme ». 

Donc pour répondre à la question, spéculaire, « pourquoi et comment être sur Internet ? », il faut être conscient que le « pourquoi » renvoie au sens de ma présence (le fond), et que le « comment » en évoque la forme, à la fois sous l’aspect technique (le contenant) et de la qualité (le contenu). 

Lorsque je pense à « présence sur le Web », ma métaphore préférée est celle du puzzle, un « work in progress » dont le tableau final est en perpétuelle composition - déconstruction - adaptation - recomposition. Chaque tesselle que l’on pose étant influencée par les quatre dimensions de l’espace-temps humain : trois dimensions pour le temps, « hier », « aujourd’hui », « demain », et une pour l'espace, « où » (contrairement à la représentation mathématique de l'espace-temps universel, où les quatre dimensions du continuum espace-temps consistent en trois dimensions pour l'espace, « x », « y », et « z », et une pour le temps, « t »). Quant au « où », il désigne le lieu physique où la personne se trouve (puisque sur Internet le « où » virtuel n’a pas de frontières, sauf linguistiques).  

Tout cela est très soudé, chaque facteur ayant des implications, souvent durables, sur les autres. D’où la nécessité de centrer initialement sa réflexion sur comment imbriquer au mieux les différents éléments. Au début du Web (le Web 1.0), une présence se limitait généralement à une simple vitrine, statique et peu souvent actualisée, mais depuis une quinzaine d’années les choses ont évolué et se sont complexifiées : « De l'ADN du Web 2.0 à la rupture du Web 3.0 en passant par le Web sémantique, même Dædalus se perdrait dans le Webyrinthe ». 

En 2007, j’avais déjà commencé à tracer le profil de ce que devait être le tableau de bord Web 2.0/Web 3.0 de notre interface sociale, à une époque où Facebook comptait à peine plus d’une cinquantaine de millions d’utilisateurs, où Twitter, Youtube et LinkedIn n’avaient pas encore commencé leur essor, et où des plateformes comme Instagram, Snapchat, WhatsApp ou Pinterest n’existaient pas encore, et j’en oublie… 

Mais aujourd’hui le prisme multifacettes d’une présence Web - et « sociale » - n’est limité que par nos choix, notre volonté et notre capacité d’investir dans notre storytelling personnel/professionnel, selon le cycle stratégique suivant : 


Une histoire qui va se baser sur une réflexion initiale (mettre en récit les contenus : quoi raconter, comment, en quelle circonstance, pour quel public, dans quel but, etc.), elle-même fondée sur une connaissance pointue du domaine de la traduction, de ses enjeux et de ses marchés, avant de se transformer en action (mettre les contenus en forme dans les bons contenants : vecteurs traditionnels de communication, congrès, foires, événementiel, sites, blogs, réseaux sociaux, clips vidéo, images, photos, art, musique, etc.)
Que chaque lecteur / lectrice remplace traduction par le métier de son choix. 

Parmi le large éventail des tactiques de marketing de contenu, les plus communément utilisées sont, par ordre d’importance (en me basant sur d’innombrables études que je consulte régulièrement ici et là) : 


  • Contenu sur les réseaux sociaux (autres que blogs)
  • Articles sur site « propriétaire »
  • Images / photos
  • eNewsletters
  • Vidéos
  • Événementiel et présentiel
  • Blogs
  • Études de cas
  • Infographies
  • Présentations en ligne
  • Microsites / hubs de sites distincts
  • Rapports de recherche
  • Supports / objets de contenus aux couleurs de la marque
  • Magazines imprimés
  • Livres blancs
  • Webinaires / webcasts
  • Magazines en ligne
  • Ebooks
  • Applications mobiles
  • CV, témoignages clients
  • Podcasts
  • Newsletters papier
  • Conférences virtuelles
  • Jeux / gamification 
Nous sommes vraiment loin de la plaquette promotionnelle statique du Web 1.0…

Pour autant, à chaque point de la liste ci-dessus correspondent plusieurs plateformes de service possibles, et opter pour l’une ou l’autre n’est pas innocent. Il n’y a pas vraiment de règle générale, et ce qui vaut pour moi ne vaut pas forcément pour le voisin :
  • si j’utilise plus volontiers Facebook que Google+, c’est juste un problème de « legacy » : j’ai commencé par Facebook, donc je continue sur Facebook, même si j’essaie quand même d’assurer une présence sur Google+ vu l’importance de ce réseau social ;
  • je suis plus présent sur Twitter (mon média préféré, un outil formidable) que sur Facebook, autant au niveau personnel que professionnel (autre distinction importante sur laquelle on ne réfléchit jamais assez) ;
  • je privilégie le texte à l’image, là où d’autres sont horrifiés par cette pensée, ne jurant que par la vidéo, la photo, la musique, etc. J’ai fait quelques incursions sur Youtube ;
  • dans l’intention de ne pas délaisser totalement l’image, je suis parfois actif sur Pinterest et hier sur Wordle, que j’appréciais grandement ;
  • je suis un créateur net de contenus (parfois en traduisant des textes qui me marquent), que je publie le plus fréquemment possible sur Slideshare et sur mes différents sites ;
  • côté blogs, j’ai tâté trois des principales plateformes, à savoir Blogger, Wordpress et DotClear, mais il y en a d’autres. J’ai retenu Blogger par commodité ;
  • j’ai enfin plusieurs noms de domaine, dont les principaux sont adscriptor.com / dictionnaires.net / emantics.com / jmleray.com / studio92.net / traducteur.org / traducteurs.org / traduire.org / traduttori.net / traduzione.net / translate2.com / translation2.com / translations2.com / translator2.com / translators2.com, etc. (il fut un temps où j’en avais plus de 600…), bien que je n’aie jamais eu le temps de vraiment les développer. 
Ce n’est pas un hasard si je finis cette liste sur les noms de domaine, dont le choix, primordial, demande une analyse attentive… Idem pour ce que sera votre page d’accueil, atterripage pour les intimes. Étudier le (son) marché est plus que jamais à la portée de chacun(e) grâce à la sémantique événementielle et sociale.

On peut aussi s’attaquer à la rédaction d’un business plan



Pour conclure, dans cette logique, la publication de contenu doit passer à la moulinette de la convergence totale. En clair il y a mille recettes, à chacun(e) de trouver sa potion...




P.S. Consultez ma page SlideShare pour trouver des informations utiles et des pistes de réflexion supplémentaires, ou contactez-moi si vous souhaitez analyser « Le grand saut » de plus près…



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